Saltar para: Posts [1], Pesquisa [2]

Também de esquerda

Espaço destinado a reflexões (geralmente) inspiradas na actualidade e na Literatura.

Também de esquerda

Espaço destinado a reflexões (geralmente) inspiradas na actualidade e na Literatura.

Sisyphe – de l’absurde à la révolte ; de la révolte à la révolution

Camus, Le mythe de Sisyphe, L'homme révolté 2023-08-28 001 (1).jpg

«Les dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne d’où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu’il n’est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir. […]

«On a compris déjà que Sisyphe est le héros absurde. Il l’est autant par ses passions que par son tourment. Son mépris des dieux, sa haine de la mort et sa passion pour la vie lui ont valu ce supplice indicible où tout l’être s’emploie à ne rien achever. […] Tout au bout de ce long effort mesuré par l’espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre dévaler en quelques instants vers ce monde inférieur d’où il faudra la remonter vers les sommets. Il redescend dans la plaine.

«C’est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m’intéresse. Un visage qui peine si près des pierres est déjà pierre lui-même! Je vois cet homme redescendre d’un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin. Cette heure qui est comme une respiration et qui revient aussi sûrement que son malheur, cette heure est celle de la conscience. A chacun de ces instants, où il quitte les sommets et s’enfonce peu à peu vers les tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son rocher.

«Si ce mythe est tragique, c’est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l’espoir de réussir le soutenait ? L’ouvrier d’aujourd’hui travaille, tous les jours de sa vie, aux mêmes tâches et ce destin n’est pas moins absurde. Mais il n’est tragique qu’aux rares moments où il devient conscient. Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l’étendue de sa misérable condition : c’est à elle qu’il pense pendant sa descente. La clairvoyance qui devait faire son tourment consomme du même coup sa victoire. Il n’est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris. […]

 «La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux» (extraits de Le mythe de Sisyphe, Gallimard, Folio, pages 163-168).

***

Ce «prolétaire des dieux» et «héros absurde» se rachète grâce à la conscience de sa condition ; cette conscience rend le mythe tragique. Pareillement, le destin absurde de l’ouvrier moderne devient tragique dès lors que l’ouvrier en devient conscient. Comment la «lutte vers les sommets» (une espèce de conquête du ciel…), qui suffirait à «remplir» le cœur de l’ouvrier peut-elle se traduire dans les conditions de la société actuelle ?

Camus s’en occupe dans L’homme révolté, qui intègre le cycle de la révolte, par opposition au cycle de l’absurde. Je m’occuperai (très succinctement) de son dernier chapitre/essai («La pensée de midi») afin d’y mettre en évidence sa réponse, tout en essayant d’exprimer aussi une opinion, la mienne, qui diverge, en partie.

***

«La révolution se propose d’abord, de satisfaire l’esprit de révolte qui lui a donné naissance ; elle s’oblige à le nier, ensuite, pour mieux s’affirmer elle-même. Il y a, semble-t-il, une opposition irréductible entre le mouvement de la révolte et les acquisitions de la révolution (359).

«Il n’y a d’histoire, à la limite, que pour Dieu [autrement dit : dans la présupposition de l’existence de Dieu]. Il est donc impossible d’agir suivant les plans embrassant la totalité de l’histoire universelle [ce que le matérialisme dialectique marxiste fait]. Toute entreprise historique ne peut être alors qu’une aventure plus ou moins raisonnable ou fondée. Elle est d’abord un risque. En tant que risque, elle ne saurait justifier aucune démesure, aucune position implacable et absolue.

«Si la révolte pouvait fonder une philosophie, au contraire, ce serait une philosophie des limites, de l’ignorance calculée et du risque. Celui qui ne peut tout savoir ne peut tout tuer.» (361)

«La révolte, elle, ne vise qu’au relatif et ne peut promettre qu’une dignité certaine assortie d’une justice relative. Elle prend le parti d’une limite où s’établit la communauté des hommes. Son univers est celui du relatif. Au lieu de dire avec Hegel et Marx que tout est nécessaire, elle répète seulement que tout est possible et qu’à une certaine frontière le possible aussi mérite le sacrifice.» (362)

 

***

Il faut imaginer Sisyphe heureux. Soit. Mais l’ouvrier moderne et, plus généralement, le citoyen qui, de nos jours, se préoccupe de son sort, voire même du sort de l’humanité, connaissent passablement le risque d’ignorer la totalité de l’histoire universelle, de l’histoire de notre espèce. Ils ont probablement lu Darwin et Marx. Freud et Nietzsche, Sartre et Morin, Marcuse et Camus, se trouvent probablement aussi parmi leurs lectures. Ils savent combien notre condition est complexe et comment envisager les implications mutuelles entre conditions matérielles et fonctionnement du cerveau humain. Raison et émotion ne sont pas des compartiments étanches ; nous sommes irrémédiablement libres ; c’est notre existence qui définit notre essence, d’où le risque même de toute vie humaine. Mais alors, que faire ?

L’humanisme camusien ne s’emballe pas dans l’aventure des «plans embrassant la totalité de l’histoire universelle» ; il rejette le risque trop grand de la révolution qui s’arroge le droit de choisir entre liberté et justice, au nom d’une cité idéale (le messianisme marxiste) qu’elle ne situe pas en plein milieu du ciel, mais dans un avenir lointain, encore que certain, à son avis.

Tous, nous savons que l’histoire n’est pas linéaire et que des avancées et des reculs sont le lot de tous les temps. C’est l’enjeu qui est totalement différent de nos jours. Comme les scientifiques le répètent sans cesse, c’est l’existence même de l’espèce (et de la planète, telle que nous la connaissons) qui est en cause aujourd’hui. Dans ce contexte, ne pas courir le risque de freiner décisivement les tendances destructives – qui sont tantôt le fait de nos pulsions individuelles les plus primitives, tantôt le résultat de politiques d’Etat respectueuses de toutes les libertés, y compris, pour une minorité, celle de jouir des bienfaisances de la civilisation, au détriment d’une majorité d’humains qui survivent à peine –, ne pas courir ce risque, ce serait courir au suicide. Tout compte fait, il nous faut demander si abdiquer du risque n’équivaut pas à assurer le maintien de l’ordre existant – une société profondément marquée par les inégalités sociales, même si le besoin d’assurer la survivance des structures existantes mène les dirigeants politiques à faire des concessions qu’ils ne feraient pas dans d’autres circonstances. D’ailleurs, Camus assume pleinement son option social-démocrate: «Les sociétés scandinaves d’aujourd’hui, pour ne donner qu’un seul exemple, montrent ce qu’il y a d’artificiel et de meurtrier dans les oppositions purement politiques. Le syndicalisme le plus fécond s’y concilie avec la monarchie constitutionnelle et réalise l’approximation d’une société juste. Le premier soin de l’Etat historique et rationnel a été, au contraire, d’écraser à jamais la cellule professionnelle et l’autonomie communale» (page 372, note 2 en bas de page). On s’attendrait à une plus profonde réflexion, par exemple, en ce qui concerne l’exploitation du prolétariat du Tiers Monde par les sociétés scandinaves (entre autres) et sur l’appropriation de leurs matières-premières. Quant à la progression postérieure des inégalités sociales dans le monde capitaliste, en général, Camus n’était plus là pour les dénoncer, mais l’institution Oxfam annonçait le 16 janvier 2017 que «huit hommes les plus riches au monde avaient autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale» (Daniel Susskind, Un monde sans travail). Naturellement, les tenants du libéralisme trouvent les raisons qui conviennent à «concilier» cet état de choses et à annoncer «l’approximation d’une société juste». On se demande, alors : pourquoi les inégalités ne cessent-elles de croître ?

Outre ses qualités littéraires, j’admire la profonde capacité de réflexion servie par une culture immense et je reconnais l’honnêteté intellectuelle de Camus. Seul problème : il prône un monde où Sisyphe est heureux de rouler son rocher, tout en sachant que le rocher finira, chaque fois, par dévaler la montagne, d’autant qu’il surmonte son destin par le mépris. Le héros est absurde parce que sa tâche ne mène à rien, mais le mépris de son destin ne mérite pas moins l’épithète d’absurde. Le destin s’en moque éperdument. Et pourtant… c’est tout ce que la révolte, elle-même, peut nous offrir, car, si elle permet à l’homme de revendiquer sa condition d’être libre et pensant, celui-ci ne le fait que pour lui seul. Sa révolte est un acte isolé, une affirmation de sa liberté inaliénable, ainsi que l’existentialisme l’affirme. Mais, est-ce tout ce que l’on prétend ? Se targuer d’une dignité qui convient au titre d’humain, même si cela ne mène à rien d’autre qu’au maintien d’un ordre injuste ?

La révolution – elle – démonte l’orgueil de Sisyphe : tu as beau mépriser les dieux, haïr la mort,  être épris de la vie, tu resteras quand même attaché à ton sort éternel, tandis que les dieux continueront de jouir de tous les nectars de leur Olympe. Sisyphe, sommé de répondre, se rappellera l’objection de Camus : toute entreprise historique est un risque et ne saurait donc justifier aucune démesure. Il entend sa conscience, mais il se regimbe encore : sa tâche est devenue une habitude, et lutter vers les sommets lui remplit le cœur… Arrivé au sommet, il voit le rocher dévaler vers le monde inférieur. Mais c’est pour la dernière fois. Les clameurs de sa conscience ne cessent de croître. Il se dit alors que le risque majeur est de rester pour toujours attaché à ce travail inutile et sans espoir. Il se rappelle Prométhée attaché à un autre rocher. Héraclès viendrait peut-être bien l’en délivrer, mais il se fait tard. Il se fait toujours tard quand l’absurde nous saisit au collet. Et puis Tantale. Quel absurde que cette histoire de condamnation à la faim et à la soif pour avoir divulgué les secrets des dieux. Et ainsi pour ceux de ses frères qui, comme lui, luttent vers les sommets. Il les sermonnera tous et, ensemble, ils chasseront de l’Olympe les dieux punisseurs.

Néanmoins, certains de leurs frères se contenteront encore de leur destin absurde. Ils sont heureux, inconscients de leur misérable condition, et ils continueront de rouler le rocher jusqu’au sommet de la montagne ou de se faire dévorer par un aigle ou de mourir de faim et de soif, alors que l’eau et les fruits abondent. Ils ignorent encore que les dieux ont été chassés de l’Olympe et que c’est maintenant aux hommes d’ordonner le monde des hommes, où l’on espère faire régner la justice. La justice, justement, que Camus s’empresse de réclamer : «La révolution du XXè siècle a séparé arbitrairement, pour des fins démesurées de conquête, deux notions inséparables. La liberté absolue raille la justice. La justice absolue nie la liberté. Pour être fécondes, les deux notions doivent trouver, l’une dans l’autre, leur limite». (363) Sisyphe dévisage Camus et lui demande si la justice absolue d’en finir avec l’absurde n’est pas la condition même de la liberté absolue ; la liberté de ne pas se donner en pâture à l’aigle dévorant et, en général, aux caprices des dieux.

Je parodie, je le sais, alors que l’histoire est plutôt tragédie. Camus a vécu à l’époque de Staline, et la révolution du XXème siècle signifie, pour lui, les événements qui entourent la Révolution d’Octobre et tous ses développements postérieurs. La France de 1789 a connu les Terreurs de 1793-94 et de 1815-16 ; la Russie de 1917, celle des purges des années 30-40. C’est décevant, mais l’histoire, jusqu’à nos jours, ne nous offre pas d’autre perspective que le renversement violent du pouvoir des dieux, et c’est un Sisyphe révolté devenu Sisyphe révolutionnaire qui paraît répondre au dessein de justice, dans un monde vivable. Non que la solution non-violente ne fût pas la plus accordable au projet d’un monde fraternel. Malheureusement, renoncer à leur pouvoir afin de devenir aussi humains que n’importe quel quidam, voilà qui ne fait jamais partie des intentions des dieux.

Camus, “Les muets”

Camus, L'Exil et le Royaume 2023-08-18 001.jpg

Les muets est l’une des six nouvelles qui composent le recueil L’Exil et le Royaume, publié par Camus en 1957. Comme dans trois des autres nouvelles, son action se situe en Algérie, pays natal de Camus, qu’il dut quitter en 1940 dans des conditions dramatiques, puisque la guerre venait de commencer.

Une poignée d’ouvriers d’une tonnellerie algérienne (industrie en crise) viennent d’interrompre une grève plus ou moins sauvage sans qu’aucun résultat positif ne soit obtenu. Le morceau que je me propose de commenter (pages 63-65 de l’édition Folio, Gallimard, 1957) rend compte des pensées et des sentiments d’Yvars – le protagoniste – au moment de reprendre son travail. La tonalité dominante y est la mélancolie.

 

En effet, le protagoniste se trouve à un moment crucial de sa vie, comme en témoignent les références insistantes à son âge – quarante ans – et aux effets du vieillissement : « Le chemin de l’atelier ne lui avait jamais paru aussi long » ; son « souffle fléchit » (depuis longtemps) ; il refuse de regarder la mer, en allant au travail, car elle lui rappelle trop douloureusement sa jeunesse heureuse (« quand il avait vingt ans, il ne pouvait se lasser de la contempler… ») ; enfin, il est résigné, puisqu’il attend «doucement, sans trop savoir quoi».

Il n’est point étonnant, dans ces circonstances, qu’Yvars fasse un bilan plutôt sombre de son existence. A travers sa mémoire, défilent des images d’ascension et de chute qui jalonnent son passé. C’est d’abord le goût de l’exercice physique, le mariage avec Fernande et la naissance d’un fils, puis le travail, empiétant de plus en plus sur la vie, sur le repos, sur le bonheur, l’abandon de l’exercice physique, enfin, un sentiment diffus d’abandon, de frustration, entre le bonheur et le chagrin : «Il ne savait pas alors s’il était heureux, ou s’il avait envie de pleurer».

Heureux ou malheureux, voilà la question majeure de notre condition. Pour Yvars, le bonheur est lié au souvenir de la jeunesse et à la nature. «Quand il avait vingt ans […]» (ce complément résonne comme un glas), il contemplait la mer avec plaisir car «elle lui promettait une fin de semaine heureuse à la plage», il passait des «journées violentes qui le rassasiaient», il profitait de «l’eau profonde et claire, du fort soleil, des filles, de la vie du corps». Or «ce bonheur passait avec la jeunesse».

Les termes dans lesquels Yvars exprime son bonheur – plaisir, heureuse, violentes, rassasiaient, profonde, claire, fort, filles, corps – traduisent un penchant très accentué pour la jouissance d’une vie saine, en plein air, riche de sensations fortes, mais légitimes, qui nous rappelle la formule célèbre de Montaigne : «loyalement jouir de son être». Mais, d’un autre côté, ils se trouvent à l’opposé de l’idée du travail, qui est ainsi éprouvé comme source de malheur.

Or, si le travail se rattache indéniablement aux sentiments de frustration et de malheur, la mer, à son tour, joue apparemment un rôle plus ambigu (ou complexe) dans la trajectoire existentielle d’Yvars. Pour ainsi dire, elle le talonne : mer ensoleillée, aux eaux profondes et claires, peuplée de filles, à l’âge de vingt ans, elle est synonyme de détente, de bonheur ; «à la fin du jour, quand les eaux de la baie fonçaient un peu», c’est déjà le vieillissement et le répit de la fin d’une journée de travail ; «les matins où il regagnait son travail», elle est enfin l’image d’un bonheur impossible.

On voit, donc, que la mer reflète la vie, les sentiments, l’état d’esprit d’Yvars. Non pas à la mode des romantiques ou des poètes pétrarquisants, trop occupés par les soucis amoureux, mais à la manière du réalisme poétique, imbu de préoccupations sociales.

Dans ce morceau, elle est constamment présente, «fidèle au rendez-vous», rappel incessant du temps qui s’écoule et du monde qui entoure le protagoniste.

Un monde, justement, avec lequel, en ce moment crucial de sa vie, Yvars entretient un rapport qui se caractérise par la distance, l’affaiblissement des liens, voire le divorce.

On pourrait voir dans le sentiment du vieillissement et dans le déplaisir du travail les causes de ce rapport. En effet, la mer proche de la jeunesse s’éloigne à mesure qu’il vieillit, ou à mesure que le travail l’en éloigne ; le travail, qui était son gagne-pain et condition d’équilibre, après avoir empiété de plus en plus sur sa vie, vient de lui assener un coup assez rude à cause de la grève échouée ; quant aux êtres humains, presque absents de ce texte, ils paraissent livrés dans la nouvelle à un destin qui a quelque chose de tragique, même si aucune force surnaturelle ne les entraîne : M. Lassale, le patron, voit son industrie sombrer, les ouvriers rentrent vaincus et humiliés, la fille du patron est atteinte d’une attaque foudroyante, Yvars est las. En somme, tous ces personnages sont seuls.

 

Du bonheur à la solitude, voilà ce qui paraît synthétiser le parcours d’Yvars, qui, à l’âge où l’on entame la pente descendante, regarde vers l’arrière et aperçoit le bonheur qui ne reviendra plus, regarde vers l’avant et ne trouve «rien à faire qu’à attendre». La solitude domine donc, et la solidarité parmi les ouvriers ne parviendra à se manifester qu’à travers le mutisme. C’est paradoxal, car ne pas communiquer, c’est aussi ne pas communier, et l’absurde de l’univers dans lequel plongent tous ces personnages est d’autant plus saisissant qu’ils sont tous victimes (le patron, les ouvriers, la fille du patron). Aussi, le message de ce texte est-il pessimiste et révélateur d’une pensée tourmentée par la hantise de l’exil, harcelée par le rêve d’un royaume qui tarde – c’est le cycle du retour sur soi.

Yvars et Camus ont à peu près le même âge ; la boiterie de l’un, la tuberculose de l’autre leur ont donné le goût de la nage et d’une jouissance épicurienne de la vie ; tous deux voudraient aller «de l’autre côté de la mer» - l’incompréhension qui assaille les hommes – et ce serait le royaume.

DEPOIS DE LER , textos de análise e crítica literária; notas de leitura

Depois de Ler - capa 2023-06-01 001 (1).jpg

Uma palavra sobre o porquê deste volume, onde reuni os textos de análise e crítica literária por mim publicados no blogue Também de Esquerda, do Sapo, entre Novembro de 2009 e a presente data.

Os textos publicados em formato digital poderão não estar mais sujeitos ao esquecimento definitivo do que qualquer outra criação humana e, a fortiore, do que uma criação de limitado interesse, da autoria de irrelevante humano. Apesar dessa irrelevância, ou talvez por sua causa, o humano que dela padece não se conforma, e busca, por meio do suporte material, assegurar a sua modesta parcela de imortalidade, entendida como permanência intermitente de vestígios do seu pensamento na sede (acepção de “lugar”) do pensamento dos seus descendentes, ou pelo menos de alguns deles, por uma, duas – quem sabe? três – gerações. Ambição modesta? Ambição desmedida, que o futuro aferirá e, sobretudo, ilusão bastante de cujo alimento o presente carece.

Uma palavra ainda sobre a experiência do autor nas lides da crítica literária.

Foram o costume de sublinhar e anotar o que leio e os hábitos relacionados com a leccionação da literatura no ensino secundário que acabaram por me levar a imprimir um carácter mais sistemático e elaborado ao que ia fazendo de forma mais despreocupada, pelo menos em termos formais. A aposentação, com a disponibilidade temporal daí resultante, e a leitura assídua de crítica literária, contribuíram depois, decisivamente, para fazer desta actividade uma ocupação estimulante.

Estimulante também foi o acolhimento grato que estes textos receberam de alguns escritores algarvios, ou residentes no Algarve, que admiro e que considero como amigos, contando-se pelos dedos de uma mão aqueles que, menos agradados com o que leram, mo fizeram sentir de diferentes maneiras. Dentre eles, destaco dois, pela surpresa que me causaram: um que se remeteu a um silêncio magoado, outro que verteu uma torrente de rancor numa rede social, rancor justificado pela incapacidade do crítico para compreender a grandeza da sua obra, muito embora lhe reconhecesse inegável competência para compreender e julgar, com igual rigor, a dos outros. Se aos primeiros devo a satisfação de ver o meu trabalho reconhecido e validado, aos últimos devo, pelo menos, o reconhecimento ofendido da minha isenção crítica.

De facto, entendo este exercício como algo de substantivamente diferente do discurso promocional, da nota publicitária. O investimento em tempo e em (algum) conhecimento científico que a análise crítica literária implica não se compadece com a ligeireza do favor. Muito menos a honestidade intelectual.

Feita a advertência, eis o rol de contemplados:

Adão Contreiras, Adília César, Agustina Bessa Luís, Alberto Manguel, Alexandra Lucas Coelho, Alves Redol, Andréa del Fuego, Antero de Quental, António Lobo Antunes, António Manuel Venda, António Murteira, Carina Infante do Carmo, Carlos Brito, Carlos Campaniço, Carlos Luís Figueira, Domingos Lobo, Eduardo Galeano, Fernando Cabrita, Fernando Esteves Pinto, Fernando Pessanha, Gabriel García Márquez, Gil Vicente, Gilles Lipovetsky, Goethe (Johann W. Von...), Gonçalo M. Tavares, João Ricardo Pedro, João Viegas Fernandes, José Estêvão Cruz, José Luís Peixoto, José Saramago, Julieta Lima, Luís Ene (Nogueira), Luís Sepúlveda, Manuel Dias Duarte, Manuel Madeira, Manuel Pinto Ribeiro, Manuel Teixeira-Gomes, Marguerite Yourcenar, Mário Dionísio, Mário Vargas Llosa, Mia Couto, Michel Houellebecq, Mircea Eliade, Noémio Ramos, Paulo Kellerman, Patrick Modiano, Paul Lafargue, Paulo Moreira, Pedro Afonso, Pedro Jubilot, Philip Roth, Rosa Melo, Roy Lewis, Serge Latouche, Somerset Maugham, Thomas Mann, Urbano Tavares Rodrigues, Valter Hugo Mãe, Vasco Graça Moura, Vítor Gil Cardeira, Vladimir Nabokov, Woody Allen (uma excepção, neste volume consagrado aos livros).

Os Corredores Habitados, de Adão Contreiras – uma escrita habitada pela liberdade da poesia

Os Corredores Habitados 2023-02-17 001 (1).jpg

De há muito conhecido como pintor e escultor, só mais recentemente, e já aposentado do ensino que serviu durante quarenta anos, Adão Contreiras se deu a conhecer como poeta. Integraram as suas primeiras recolhas de poemas[1] composições por via de regra pouco extensas, por vezes mesmo muito curtas, caracterizadas por uma grande profusão imagética, ao que não será alheio o facto de ser Adão Contreiras cultor das artes plásticas. Com efeito, tem-se frequentemente a impressão, ao ler os seus poemas, de que as palavras são lançadas na folha branca de papel à maneira de pinceladas que se vão buscar a uma paleta de cores muitas vezes fortemente contrastantes ou como se fossem objectos heteróclitos reunidos no espaço do poema. Em Página Móvel com texto Fixo, deparamos com formulações como estas, que apontam para a indagação das virtualidades do signo linguístico:

 São como fósforos / acendendo-se na mente / as palavras que nascem / involuntárias ” […]15.º §), “Em crepúsculos de íntimo olhar / moram as palavras a nascer ” [… ](16.º §), “Quando a palavra voa e se estilhaça / de encontro à pedra / soa um labirinto de vozes cingidas / ao coração da matéria” (61.º §); as palavras são como os alcatruzes / mergulham na profundidade das águas do corpo / e sobem na leveza da sonoridade / e do sentido que trazem […]

No seu segundo livro, Ouro e Vinho, essa indagação torna-se momentaneamente implícita. Melhor dizendo: a experiência humana do poeta, nos aspectos mais triviais do dia-a-dia, ainda que metamorfoseados, vem ao seu encontro, e as “palavras-fósforos que nascem involuntárias” materializam-se

[num cão que faz] versos de glorificação dos ossos, [de cauda] nivelando os astros com os cogumelos; [no] Zé Ninguém [que] dobrou com o olhar as lâminas do destino; [numa] batata não cosmética mas inclinada para o ventre da claridade; [numa] Pedra sem passaporte diplomático na curva do caminho.

Com Mostruário de Títulos para Poemas, Adão Contreiras regressa à problemática da palavra poética, cuja especificidade é firmemente reivindicada e assumida, quer na forma proclamatória ("desnudar a poesia é querer que a noite seja iluminada"), quer na consumação discursiva do poema, que, frequentemente, desvia o signo linguístico da sua vinculação referencial para o investir de propriedades materiais próprias do objecto, instituindo aquele espaço de ambivalência e ambiguidade que, desde o simbolismo, tem vindo a caracterizar a linguagem poética. Acontece também a palavra não ceder logo a este processo de coisificação. Ela resiste um momento, conservando a sua natureza primeira, como mediadora da comunicação dialógica, mas traveste-se, mesmo assim, com a roupagem fulgurante da metáfora:

toda a palavra é um cometa"; "não sou poeta, sou um triturador de imagens"; "sou um cavalo branco aos coices com as palavras"; "sou um velejador de palavras.

Igualmente presente neste livro a rejeição de uma arte alienada e alienante, porque excessivamente focada no culto do belo e na exaltação dos valores estéticos. Entrevistado por Pedro Jubilot para o «Jornal do Algarve», o poeta diz que o que o comove é o desvendamento da realidade e não viver o mundo do lado desse estetismo, o que se depreende, por exemplo, de passos como estes:

gritos na alvorada acordam exércitos de sonhos", que, sendo uma "fábula épica", proclama "a supremacia das Mãos / sobre o Destino"; "todo o real é uma inundação dos sentidos"; "nos subúrbios da manteiga cresci rente às ervas // nota: // ter-se-á   em conta neste poema / que o poeta jamais se alimentou  dos néctares / ou iguarias dos deuses.

Corredores habitados vem, como seria de esperar, na esteira daquilo a que as anteriores publicações nos haviam habituado, todavia, agora, em versão extensa, própria de uma torrencial corrente de consciência. O discurso é aqui um repositório de tropos desconcertantes que não dão trégua ao leitor. As associações, pela sua estranheza e inverosimilhança, lembram a escrita automática e o «cadavre exquis» dos surrealistas. Este discurso – caótico, para o senso comum – é, aqui e ali, aflorado pelo vislumbre de um fio condutor decorrente de referências à «ágora da mercearia [onde] convergiam as gangas da paisagem campestre», ao «Megatério», a vagas cenas de ambiente hospitalar e outras. Excepcionalmente, como acontece a páginas 59, sob o título “Irradiação luminosa”, ocorrem múltiplos informantes temporais alusivos aos tempos de estudos em Lisboa: Avenidas Novas, Bairro de S. Miguel, Campo Pequeno, Avenida de Roma, Casa da Moeda, Arco do Cego, Estefânia, etc. São recordações introduzidas por um parágrafo grávido de belas imagens:

Jaz na distância esse mínimo afecto que evocado de mim para mim, como folha caída sobre lençol de núpcias, abarca o tempo da folhagem alegre; alegria de ontem, olhando o peso dos sulcos de hoje – nestas divagações do acaso soterradas na emergência do devir, chegado, sobre uma nata de auspícios verdejantes – volante dentro da semente, imbricado corpo perdido debaixo do casaquito solene […]

Voltando à “ágora da mercearia”, trata-se de uma referência que remete para recordações de infância; a referência ao “megatério”, por sua vez, insinua a ideia de que a sua produção estará relacionada com um episódio de internamento. O caos discursivo que parece decorrer desta última circunstância pode igualmente ser o resultado do livre curso dado à irrupção do subconsciente. O facto é que neste turbilhão de sintagmas até a recorrente agramaticalidade se conjuga com uma surpreendente cintilação de significados enigmáticos.

Há, assim, em Corredores habitados, um continuum descritivo em que a diegese transparece a custo nos informantes espácio-temporais e nos verbos com eles relacionados. De facto, essa linha narrativa está de tal forma imersa naquele continuum que se revela subalterna, e o leitor desprevenido que ali buscasse uma história facilmente detectável sentir-se-ia frustrado. A contemporânea tendência para a fusão ou para a indiferenciação dos géneros torna despicienda a tentativa de classificação do discurso literário que, neste caso, muito mais do que narrativo, é poético, ou lírico-narrativo, se, ainda assim, fizermos questão de o classificar sem obliterar o seu conteúdo diegético Porém, a preponderância do discurso como fim em si mesmo e não como veículo de tal conteúdo diegético, preponderância que caracteriza o discurso poético, é óbvia em Corredores Habitados. Como reagiria Aragon a este estilo, Aragon que dizia “je n’ai jamais rien demandé à ce que je lis que le vertige”? E Cocteau, para quem “la poésie cesse à l’idée. Toute idée la tue”? Estou em crer que a vertigem de um seria o deslumbramento do outro.

O traço mais significativo do estilo de Adão Contreiras é, pois, a ocorrência de uma infinidade de imagens que empurram o leitor para um lado e para o outro, em constante sobressalto. Graças a um ou outro informante de tempo e espaço (“Naquele dia, nasceu um indivíduo … quando entrei no mundo dos muito vivos …” / “na ágora da mercearia … “ / “enfermaria da sobrevivência”) ou a um afloramento introspectivo mais explícito “ (“estou preso na infinita circunstância de ser eu no lado de dentro, e preso por ser o lado outro por fora desse singularíssimo eu …”), o leitor logra uma ténue e fugaz ancoragem no real, que logo se desvanece com a retoma do discurso poético na sua versão mais radical.

Dessa característica decorre a imprevisibilidade: o leitor é quase sempre surpreendido pelo encaminhamento do sintagma e da frase. Só excepcionalmente uma construção soa a familiar[2], mas os inúmeros desvios que lhe sucedem repõem o leitor na rota do desconhecido.

Discurso eminentemente poético, sinuoso, infractor, desconstrutivo, nos antípodas do denotativo/informativo, Os Corredores habitados é um poema, um longo poema, onde a referencialidade é constantemente subvertida, o que confronta o leitor, tentado a encontrar nexos entre elementos heteróclitos que conflituam no senso comum, com a necessidade de abdicar da tentação racionalista, ascendendo ao patamar da poesia.

Poesia onde a tentação de se procurar uma explicação que satisfaça minimamente certo anseio de transparência é uma preocupação que se estende por vezes à própria música. Lembro-me de, certa vez, no Teatro Lethes, em Faro, o maestro António Vitorino de Almeida ter desmontado o mito de que este ou aquele passo de qualquer grande peça musical “significa” o marulho do mar, o voo dos pássaros ou o que quer que seja. Pedir tal coisa à música é talvez sinal de subjugação ao preceito mimético da arte como imitação da natureza herdado de Aristóteles ou aos preceitos da crítica iluminista do século XVIII, centrada no pressuposto da lógica. Lembremo-nos de Luís António Verney e do seu Verdadeiro Método de Estudar, onde nos dá exemplos que hoje nos fazem rir, como acontece na Carta Sétima, ao apodar de “parvoíce” e “impropriedade” o uso por Camões do adjectivo “longo”, em “longo amor”, do verso final do soneto “Sete anos de pastor Jacob servia”, pois “longo” aponta aí para tempo, quando o seu significado comum se prende com a ideia de grandeza. A crítica positivista, dominada pela racionalidade, ignora a função poética da linguagem ou, pelo menos, restringe-lhe o âmbito, rendendo-se ao culto de um virtuosismo focado na produção do conceito engenhoso subordinado ao critério da verdade: «Um conceito que não é justo, nem fundado sobre a natureza das coisas, não pode ser belo, porque o fundamento de todo o conceito “ingenhoso” é a verdade»[3]. Como já se referiu anteriormente, foi o simbolismo, nos finais do século XIX, a determinar «a revolução do conceito de mensagem poética»[4], uma mensagem avessa a convenções, a «liberdade livre» de Rimbaud[5], a par de uma aproximação à música, como sublinhou Verlaine, que queria «de la musique avant toute chose» e que prescrevia que se torcesse o pescoço à eloquência[6]. É isso mesmo que Adão Contreiras faz, em Os Corredores Habitados: institui a “liberdade livre” rimbaldiana e torce verlainianamente o pescoço à eloquência.

Fevereiro de 2023                                                                

--------------------------------------------------------------------

[1]Página Móvel com texto Fixo, de 2013, Ouro e Vinho, de 2014, Mostruário de Títulos para Poemas, de 2016, e Púrpura Voz, de 2017, reeditado, em versão bilingue, com o título Pourpre Voix, pelas Presses Sorbonne Nouvelle, em 2018, com uma excelente introdução de Catherine Dumas.

 [2] Caso dos “ovos que a galinha pedrês teima em não pôr” (p. 14). Quando se lê “teima em” suspeita-se, é claro, que se segue “não pôr”, mas, logo a seguir, há “cicatrizes que o vento empurrou sobre os sonhos adocicados”, “zimbórios das amendoeiras”, etc. Excepcional também é a ocorrência de neologismos. A “cozinhança” (intersecção de “cozinha” com “vizinhança”) é um neologismo que Mia Couto podia muito bem ter criado.

 [3] Luís António Verney, Verdadeiro Método de Estudar, Carta Sétima, 1746

[4] «/É/ nas teorias do Simbolismo /que/ vamos encontrar o germe de toda a poesia moderna, de toda a literatura moderna mesmo. Aí encontraremos o grande arranque para o Futurismo - com as suas palavras em liberdade, a sua sintaxe insubordinada, a visualidade do texto guindada a forma autónoma, e em geral a revolução do conceito de leitura e portanto de comunicação, ou seja, a revolução do conceito de mensagem poética» Ana Haterly, O espaço crítico - do simbolismo à vanguarda, editorial Caminho, 1979, pp. 26-27).

[5] Carta de Rimbaud (1854-1891) a Georges Izambard, 2/11/1870                                                         

[6] Paul Verlaine (1844-1896), “Art poétique”

Coração modelado em labareda, de Domingos Lobo  – uma labareda modelada em livro

Coração modelado em labareda, Domingos Lobo 2023-01-12 001 (1).jpg

Até há poucos dias, de Domingos Lobo, eu conhecia apenas alguns textos de crítica literária dos que vem publicando ao longo dos anos e que, provavelmente, escaparão até à maior parte dos amantes da literatura, atraídos por endereços diversos daquele que Domingos Lobo elegeu. Textos reveladores de uma sólida cultura literária, histórica, política – mas não me alongarei aqui num encómio de que o autor não carece e que não é o objecto deste meu apontamento[1].

O que me traz é a surpresa da descoberta. Da descoberta de um ficcionista, para além de poeta, que eu ignorava e que me encheu as medidas, se tal expressão é permitida nestas lides da crítica.

Li coração modelado em labareda[2] em três ou quatro dias, que este é daqueles livros que não nos deixam a alma em descanso, quero dizer, que nos põem a vontade aos saltos, a querer saber o que virá a seguir, se aquele fôlego torrencial, vertido num léxico de fazer inveja a muitos, é coisa para ser levada até ao fim, sem quebra nem definhamento, se as experiências próprias de uma adolescência intensamente vivida vão ser testemunhadas com a verdade que a vida tem, se o quadro circunstancial de um Portugal enfronhado na beatice salazarenta e na tacanhez de um horizonte agarrado à ponta do nariz corresponde àquilo que a idade, a mim também, proporcionou, ainda que em muito menor escala, se a expressão dos sentimentos que nos aproximam uns dos outros – amigos, irmãos, família, inimigos até – era aquela que eu gostaria de saber usar, não fossem escassas as palavras de que disponho. E sim. Lido em três ou quatro dias, o «diário marginal de um adolescente no país do ‘botas’» (subtítulo do livro) dá-nos mesmo um retrato vigoroso e genuíno de uma certa e, por assim dizer, natural marginalidade de um adolescente, no país onde punha e dispunha o Botas, o Manholas. Tudo num registo de fazer inveja ao Roth, ou ao Luiz Pacheco, entre outros cultores de um léxico e de uma exposição imoderada, a exigir bola vermelha.

Há, neste “diário marginal”, um jogo de sombras que se anuncia num Aviso Prévio cheio de ironia e ambiguidade: finge dizer o que não diz ou não dizer o que diz, já que as personagens «terão ou não existido» e a imaginação do narrador as terá burilado «até delas restar sequer o cheiro». Cabe ao leitor tê-lo presente, para cabal entendimento do subtítulo. É que o olhar desabusado que o “diário” extensamente revela, sobretudo na parte referente à infância e aos primeiros anos da adolescência, não é propriamente compatível com a tenra idade do narrador. O que temos, de facto, voltando aos termos do Aviso, é um narrador adulto cuja “imaginação delirante” burila as suas personagens “até delas restar sequer o cheiro”, processo a que nem a personagem-narrador escapa. Adolescente ou adulto, o narrador recupera memórias da infância e da adolescência em Nagosela. O poema de abertura, poema da “memória essencial”, envolve-as no manto fulgurante da metáfora. Transcrevo dele os versos iniciais, que dão o tom ao conjunto:

sou destes caminhos de pedra ferida / de lagares de granito / odores antigos / a mosto e a resina no esconso dos assombros / de vinho nas conversas de vagares / onde se cumpre o tempo os rituais da terra e da saudade / com broa quente sobre toalhas de linho / e beijos roubados no ventre dos lameiros (p. 15)

Não me alongarei em pormenores de natureza diegética, mas, para além do já exposto, abro as três seguintes excepções, para apresentar a parte mais significativa do núcleo familiar do narrador:

Tendo ou não existido, o que, para o leitor, nem será questão relevante (sê-lo-á para o historiador da literatura, mas sobretudo para o historiador tout court ou para o biógrafo), «o pai sonhava, era uma ausência, uma suspensão sentada frente à sopa que arrefecia» (p. 21), isto logo no início, quando ainda pouco mais do que assemantema[3], que, com o desenrolar da acção, será mais do que sonhador ausente – contestatário do regime sem tento na língua, tanto quanto infractor da moral e bons costumes, cumprindo um «ritual de infidelidade […] com safadeza tal que só a cegueira atarefada da mãe, perdida nos labirintos das suas rotinas de anacoreta do efémero, não via de tão evidente» (p. 124). O pecado valer-lhe-á a censura do filho.

Já com o avô materno, cujo oposicionismo político parece assentar em bases mais sólidas do que as do genro e se conjuga harmoniosamente com a libertinagem serôdia, o adolescente condescende:

enrolado nas rugas, o sorriso sacana de quem se está marimbando para o mundo e seus códigos, lamento cínico no cerzido das entrelinhas: o puto é um homem, um Lobo, há que fazê-lo macho antes que tu [a filha] o estragues com homilias à Virgem e hosanas ao manholas. (p. 29)

Igual a tantas outras mães, nascidas e criadas para o santo sacrifício do matrimónio e da servidão doméstica, a mãe assegura a reprodução – da espécie, da crença religiosa e do respeito acrítico da autoridade política. Mas desenganemo-nos, se pensarmos que o seu papel é meramente reprodutor da natureza e do que a super-estrutura ideológica comporta de negativo. Contrariando a cartilha pífia do quanto mais me bates, mais gosto de ti, a mãe não condescende com a infidelidade. São, por outro lado, enternecedores os episódios em que o narrador com ela contracena, e uma marca de verticalidade do filho a condenação da injustiça que afecta a condição feminina numa sociedade patriarcal e de costumes pouco brandos. Entre outros passos, o seguinte é bem ilustrativo de uma marginalidade adolescente que não desconhece as marcas da mais lídima ternura:

«O chinelo voador da mãe é castigo a que me não vergo. Ela corre ao derredor da mesa, como os burros da nora na quinta do avô, eu avanço, passos bem medidos para que o chinelo me não atinja, aos pinotes, gargalhada feliz, até que ela se cansa de tanta volta infrutífera, calça o chinelo, bebe um copo de água e trinca, vencida, tu matas-me, rapaz, uma maçã. […] Apercebo-me, no final destas pelejas caseiras, enquanto a mãe me barra a torrada com marmelada, da puerilidade do meu gesto, beijo-a, peço-lhe desculpa e rendo-me no seu colo, desfeito de ternura. Podes bater, mãe, eu não fujo. Ela passa-me as mãos pelos cabelos e a serenidade da tarde enche a casa da paz dos dias frágeis.» (p. 92)

Importa, enfim, referir um aspecto particularmente impressivo da técnica narrativa do autor, que o emparelha, em modernidade, com alguns dos grandes ficcionistas nossos contemporâneos: a versatilidade dos discursos vs dinâmica das “vozes”, isto é, a rápida sucessão de enunciados da responsabilidade de diferentes instâncias enunciativas (o narrador e outras personagens), o que passa pela omissão da utensilagem tradicional do discurso directo, conforme se vê no exemplo seguinte:

«[Voz da mãe:] Safado, que nem por ele ódio sinto, só desprezo e comiseração, mais nada. Que se sente só e angustiado, [voz do pai:] é de ti que gosto, mas tu repeles-me, e eu um homem carente de ternura, [voz da mãe:] desde o berço, a fazer-se vítima, o tratante, olhos melados, de boi manso. [Voz do narrador:] Vejo-a cansada, uma ruga a vincar-lhe a nostalgia num rosto que de repente envelhece. [Fala da mãe:] Agora sai, pequeno, que me vou à deita.» (p. 37)

Domínio de um léxico rico e de registos variados, ductilidade do discurso narrativo e testemunho documentado da nossa história recente fazem deste coração modelado em labareda um esplêndido ponto de encontro com Domingos Lobo.

-----------------------------------------------------------------------------------

[1] A faceta da crítica literária aflora, de resto, algumas vezes, neste livro. Para citar apenas dois exemplos, leia-se, na pág. 51, a referência a Dostoiévski, Tolstói e Gorki e à sua “arte da introspecção”, e, nas pág. 150-151, a digressão sobre o “ruralismo ingénuo e romântico de Júlio Dinis, cujas Pupilas do Senhor Reitor alimentaram um folhetim da Emissora Nacional em 1961.

[2] Página a Página, Lx.ª, Junho 2022. O título coração modelado em labareda foi retirado do poema de Egito Gonçalves «Dói este vocábulo», conforme se assinala na pág. 6 desta edição.

[3] Cf. Philippe Hamon, Para um estatuto semiológico da personagem, in Categorias da Narrativa, Arcádia, Lx.ª, 1976, p. 100, ou V. M. de Aguiar e Silva, A Estrutura do Romance, Almedina, Coimbra, 1974, p. 36

Ronaldo e a namorada; você, Senhor Francisco; o Engenheiro e a sociolinguística

Ronaldo, Fernando Santos, zé ninguém (2).jpg

Foi a insistente ocorrência do termo “namorada”, na nossa comunicação social, a propósito de Georgina Rodríguez, que me sugeriu as seguintes considerações (que valem o que valem).

 

Há múltiplos factores que afectam o uso que fazemos da língua (do que se ocupam a sociolinguística e a pragmática linguística), mas, a não observarmos um certo número de regras e convenções que a constrangem, corremos o risco de cair na mesma algaraviada que os pobres Babilónios, quando Deus lhes escaqueirou a torre bíblica (segundo algumas fontes), ou, no mínimo, de suscitar algum ridículo.

 

1. Esposa, mulher, companheira e namorada

 

Até há uns anos, “namorada” era aquela pessoa do sexo feminino com quem se tinha uma relação amorosa mais ou menos duradoura, mas que não dera ainda lugar à vida em comum. Pouco nos importa, hoje, o grau de intimidade da relação, mas não faria sentido, há uns anos, dizer-se que Fulano vivia com a namorada. Se vivia com a namorada, sem estarem casados, era porque a namorada se tornara “companheira”; se se tinham casado, ela era a mulher dele, e era como “mulher”, e não “esposa” que ele a ela se devia referir; os outros membros da comunidade, dando-se o caso de estarmos num meio social privilegiado, à “mulher” de Fulano de Tal deveriam referir-se como “esposa” (“Cumprimentos à esposa do Senhor Doutor…”). É ridículo um indivíduo referir-se à sua mulher dizendo “a minha esposa”, como é ridículo chamar-se namorada à mulher com quem se vive e de quem se tem filhos, como suponho ser o caso do casal Georgina-Ronaldo, e como tem acontecido na comunicação social. Quanto a poder-se continuar a namorar após o casamento ou união de facto, nada a objectar. Que os parceiros de uma relação se refiram um ao outro como “namorados”, ainda bem, é sinal de que são felizes na relação. Entre eles, até podem tratar-se por bichanos ou quiduchos ou queriduchos, e adoptar um léxico íntimo que estimule potencialidades insuspeitas. É lá com eles. Mas, para quem está fora da relação, o vocabulário há-de respeitar o necessário distanciamento. Quanto a “marido”, ouvem-se cada vez mais mulheres casadas, de camadas sociais que não as mais desfavorecidas (como acontecia noutros tempos), a referir-se ao marido dizendo “o meu homem” – facto que reflecte a evolução sociológica no sentido da democratização e da igualdade de género.

 

 2. Você, Senhor Francisco

 

Generalizou-se também entre nós o uso de “você”, como se este pronome não tivesse herdado do passado uma aura significativa da familiaridade que é de norma entre amigos ou pessoas muito próximas, em termos de idade, de estatuto social ou de interacção no quotidiano. Por muito que a sociedade tenha evoluído no sentido da democratização das relações entre cidadãos (teoricamente, iguais perante a lei), o facto é que a preferência por “o Senhor / a Senhora”, em detrimento de “você”, continua a ser sentida como indiciadora de marca de cortesia e respeito, por uma boa parte dos falantes do português de Portugal. Por enquanto, no uso de “você”, o emissor deve ter em atenção a sensibilidade do seu interlocutor.

 

Por outro lado, é descoroçoante o tratamento pelo nome próprio (“Senhor Francisco”, “Senhor João”), nas relações entre clientes e empregados do comércio, entre utentes de serviços públicos e os respectivos funcionários. Ao lhe ser sonegado o sobrenome, o Senhor Francisco é reduzido à condição de um qualquer homónimo, equiparado a todos os outros Franciscos da terra, tão insignificante que se deve contentar com aquele rótulo – é uma espécie de genérico, sem marca.

 

3. O Engenheiro

 

Nos antípodas do que precede está o tratamento insistentemente dado por estes dias ao treinador recém-dispensado da Selecção Nacional. Toda a gente sabe que Fernando Santos é engenheiro. Até eu sei! O que já não sei é por que carga de água à comunicação social lhe deu agora para chamar à baila o canudo do treinador a todo o instante. Ou melhor, sei. É marca de cortesia e de gratidão para com o técnico que deu tantas alegrias ao povo, e bem sabemos que as alegrias futebolísticas são emocionalmente muito compensadoras da falta delas em tantos outros domínios. Agora, se no lugar do Engenheiro estivesse o Jorge Jesus, não sei a que canudo os nossos jornalistas recorreriam. Esse outro treinador seguiu um percurso menos académico, mas, que diabo!, também terá dado algumas alegrias a muitos Portugueses – julgo eu, que de futebol sei menos do que de astrofísica. O José Mourinho, que julgo ser licenciado, se vier a ser treinador da Selecção com êxito, mais ano menos ano lá vai ser apelidado de Doutor ou, no mínimo, de Licenciado, designações que, para além de marcas de cortesia, parecem representar um acréscimo significativo de informação para quem as ouve: ganhar-se um campeonato com um treinador licenciado é outra coisa…

ABUSOS E ATEÍSMO NA IGREJA

Os padres não comem criancinhas - J César das Neves.jpg

A lamentável história dos abusos sexuais de menores por gente ligada à Igreja Católica constrange-nos a uma dolorosa constatação: afinal, os vigários de Cristo, seus acólitos e demais gente devota não são crentes; são muito provavelmente ateus. Eu explico-me:

Pouco antes da Revolução Francesa, Voltaire, que, a propósito de Deus, dizia «cumprimentamo-nos, mas não nos falamos», dizia também «Deus não existe, mas não digam isso ao meu criado, não vá ele matar-me durante a noite» e dizia ainda «se Deus não existisse, seria preciso inventá-lo». Independentemente do carácter aparentemente contraditório destas afirmações – o que se prende com o conceito deísta de Deus, muito diferente da concepção cristã – Voltaire tinha alguma razão. Para além do facto de o termos efectivamente inventado (em qualquer das acepções deístas e teístas), a burguesia em ascensão, prestes a assumir o poder, bem carecia do imprescindível anteparo da crença religiosa para, futuramente, assegurar a defesa da (sua) propriedade e do (seu) Estado. Nada melhor do que o medo do castigo divino para assegurar a paz social, pondo o criado ao abrigo de intenções malévolas.

No século seguinte, Dostoievski escreveria «Se Deus não existisse, tudo seria permitido» (Os Irmãos Karamazov). Creio que tinha, igualmente, alguma razão, e Sartre não deixou de lha reconhecer, em O Existencialismo é um Humanismo, embora numa perspectiva oposta: Deus não existe, logo não há uma “natureza humana” definida por Deus à partida, logo não há ordem moral pré-definida, logo tudo é, efectivamente, permitido ao homem, que goza de inteira liberdade para definir a sua essência.

Bem antes de Sartre, o anarquista Bakunine, contemporâneo de Dostoievski, subverteria as palavras de Voltaire e do compatriota, escrevendo, em Deus e o Estado, «Se Deus existisse, seria preciso aboli-lo». Como bom anarquista, abominava todas as formas de autoridade – a do Estado como a da Igreja, como qualquer outra – e a ideia de um ditadorzeco, dono disto tudo, instalado nas profundezas do infinito a mexer os cordelinhos do universo, “revolvia-lhe as entranhas” (expressão de Peter Atkins, em Como Surgiu o Universo).

Mais ou menos pela mesma altura, Marx e Engels, estribados no materialismo dialéctico e no seu conhecimento vivido das condições materiais em que vegetava o proletariado industrial, compreenderam que o “ópio do povo” (Marx, Crítica da Filosofia do Direito de Hegel) fazia falta aos trabalhadores para suportar a dureza da exploração capitalista, mas sublinhavam que urgia acabar com essa “felicidade ilusória” (idem), o que passaria por suprimir as cadeias que acorrentavam os trabalhadores a um sistema alienante caracterizado pela apropriação das mais-valias produzidas pelo seu trabalho e remunerados na estreita medida necessária à reposição da sua força de trabalho.

Num registo panfletário, próprio de diletante oriundo de uma família muito ligada ao protestantismo (pai e avô pastores luteranos) e com relações de amizade na aristocracia e na alta burguesia da época, Nietzsche “mataria” Deus, desancando a natureza mórbida e deletéria do cristianismo, com o seu «ódio ao espírito, ao orgulho, à coragem, à liberdade, à “libertinage“ do espírito; […]; o ódio contra os sentidos, contra a alegria dos sentidos, contra a alegria em geral…» (O Anticristo). Não obstante, idealizou um além-homem ou super-homem (übermensch), que, tal como ele próprio, parece aspirar à condição divina. A prosápia nietzschiana de auto-elogio, o seu marcado elitismo e o seu ódio àqueles que lutam pela emancipação do proletariado não deixam dúvidas quanto à sua opção de classe.  

No século XX, Freud assestou mais um golpe no corpo já amplamente chagado do mito, mostrando em pormenor a filiação da crença religiosa no complexo paterno – a nossa “herança arcaica” (assassinato do pai na horda primitiva, in Totem e Tabu, 1913) – e a natureza neurótica obsessiva das práticas religiosas (Actos Obsessivos e Práticas Religiosas, 1907). Mas não deixa de assinalar a importância de um compromisso neurótico que, como Morin (O Paradigma Perdido) e até um poeta anglo-americano sublinhariam mais tarde, era necessário para suportarmos o duro impacto da realidade («human kind cannot bear very much reality», T.S. Eliot, Four Quartets)

Aqui chegados, impõe-se-nos o seguinte raciocínio: se, para tantos sacerdotes e leigos ligados à Igreja, tudo é permitido, até servir-se de crianças para satisfazer a sua concupiscência, destruindo-lhes a vida de uma assentada, isso só pode entender-se porque, para eles, como para qualquer bom ateu, Deus não existe. A não ser assim, como compaginariam eles a sua prática criminosa com a crença num Deus omnisciente que os não pouparia no Dia do Juízo Final e os condenaria, sem apelo nem agravo, às duras penas do inferno? Se fossem crentes, certamente não se sujeitariam ao castigo de Deus, do mesmo modo que o criado de Voltaire e os “precursores do ulterior proletariado” não ousariam desafiar as autoridades da época.

Há, talvez, uma falha neste raciocínio (quando digo uma, é só para obnubilar todas as outras): poderá dar-se o caso de o sacerdote ou leigo ligado à Igreja ter fé na misericórdia divina e esperar dela a absolvição no tal Dia do Juízo. Melhor do que ninguém, Deus, que nos criou e nos deu o livre arbítrio), sabe a que ponto somos fracos e passíveis de ceder às tentações do seu mais directo e insidioso adversário, o malfadado Satanás. Esse conhecimento poderá, pois, levá-lo a condescender e a perdoar crimes de criaturas que têm a atenuante de Lhe terem sido úteis na doutrinação do seu rebanho. No fundo, uma troca de favores ou remuneração por serviços prestados. Como Deus escreve direito por linhas tortas, não há que estranhar, e não foi assim há tantos séculos que as indulgências plenárias compraram a muitos um lugar à direita do Senhor, quando em vida tinham abusado a torto e a direito de fiéis e infiéis de todas as idades.

Para encurtarmos caminho, dêmos inteiramente razão a Dostoievski: como tudo é permitido, até àqueles que têm por missão promover o culto e a veneração do Criador, os abusos na Igreja e fora dela são a melhor prova da inexistência de Deus. Palavra de ateu. Mas de ateu para quem, como para tantos outros que não se fazem passar por crentes, nem tudo é permitido. E não por medo das penas do Inferno.

Ite, missa est.

Visuais, invisuais e outros que tais

Visuais, invisuais e outros que tais

Uma conversa de circunstância sobre a “ressonância” pejorativa de “perneta” e “maneta” (incómoda rima com “cheta”, “peta”, “ranheta”, “treta”,…), e o meu desconhecimento de alternativas de “sonoridade” mais científica trouxe-me à memória um “Contraditório” (programa da Antena 1) de há uns anos, em que Ana Sá Lopes, contrita, se penitenciava por ter, em programa anterior, usado a conhecida expressão “não dava para mandar cantar um cego”, a propósito de certo valor monetário. Creio que a Associação dos Cegos e Amblíopes de Portugal protestara, com alguma razão, por se recorrer a uma expressão que veicula um velho preconceito em relação aos seus associados – o de que cego é sinónimo de mendigo que canta para sobreviver.

Não é aí que reside a razão deste post, mas sim no aparente desconforto que hoje parece vigorar, quando se faz referência às pessoas privadas do sentido da visão, chamando-lhes “cegos”. Para ultrapassar o incómodo, usa-se o termo “invisual”. Para além de me parecer um neologismo canhestro, “invisual” tem o defeito suplementar de nem semanticamente corresponder ao que se pretende nomear.

“Invisual”, como “visual” são, para começar, adjectivos. Uma sensação é visual ou auditiva, ou qualquer outra coisa, e quem é privado de sensações visuais pode dizer (vamos lá!...) que só tem sensações invisuais (olfactivas, tácteis, gustativas, etc.), qualificativo algo abstruso e absconso, mas aceitável, num registo irónico, caso o sujeito em questão encontrasse no sentido de humor redenção fugaz para a sua infelicidade. O problema surge, porém, quando nominalizamos o adjectivo, dizendo do cego que é um “invisual”, pois a “visualidade” do cego tem a sua sede em quem o vê e não nele mesmo. Por outras palavras: para quem tem a capacidade de o ver, o cego é perfeitamente visual e não invisual. A “invisualidade” do cego existiria, de facto, se ele fosse invisível para os demais. Porém, é para o cego que aqueles que vêem são invisuais, invisíveis ou insusceptíveis de ser vistos, sendo certo que essa invisibilidade não é característica dos que vêem, mas se deve à incapacidade de quem não vê, e a única excepção conhecida é a do cinematográfico Homem Invisível.

Admito que tudo isto possa parecer uma charada de mau gosto, mas não é assim que o entendo, e, se o meu raciocínio vos parece incoerente, revelador de deficiente conhecimento da língua ou até indiciador de desrespeito por quem padece de cegueira, quero garantir que a minha intenção é séria e respeitosa.

Os Franceses, tanto quanto julgo saber (mas posso estar desactualizado) continuam a chamar “aveugle” a quem não vê e não me consta que tenham optado pelo termo “invisuel”. O que têm é dois substantivos diferentes para designar duas formas de cegueira – “cécité” e “aveuglement”. A primeira é a cegueira propriamente dita, isto é, a que priva de sensações visuais; a segunda é a cegueira do espírito: não ser capaz de ver, compreender ou aceitar aquilo que, na perspectiva de quem acusa, é óbvio. Quanto aos Ingleses, creio que também se contentam com a “blind person”, sem problemas de maior.

Muito provavelmente, esta aversão pelo termo “cego”, assim como pelo termo “deficiente”, agora substituído pela perífrase “pessoa com deficiência” ou “pessoa portadora de deficiência” (definição dicionarística com recurso vicioso à flexão do termo a definir) radica no politicamente correcto, moda que institui uma novilíngua pretensamente despojada de conotações negativas herdadas do passado. Na verdade, os “invisuais”, as “pessoas com deficiência”, os “colaboradores” das modernas empresas, os “auxiliares de acção médica, educativa, etc.” são tão cegos, deficientes e operários como os de outrora, porque o mundo mudou, sim, mas não tanto quanto os “novilinguistas” querem fazer crer.

Voltando, para concluir, ao “invisual”, o Grande Dicionário da Língua Portuguesa, da Sociedade de Língua Portuguesa, coordenação de José Pedro Machado (1981), e o Dicionário Etimológico da Língua Portuguesa, do mesmo J. P. Machado (3.ª edição, 1977) não contemplam a entrada “invisual”. Já o Dicionário da Língua Portuguesa da Porto Editora, pelo menos desde a 6.ª edição, de 1984, define “invisual” como «adj. e s. 2 gén. que não vê; s. 2 gén pessoa cega (de in+visual)», ao mesmo tempo que define “visual” como «adj. 2 gén. referente à vista ou à visão […]». Em princípio, a derivação por prefixação negativa deveria ter conferido a “invisual” o significado contrário a “visual”, isto é, «não referente à vista ou à visão». Mas não. Em algum momento da história da língua, aparentemente nos anos 80, um qualquer abalo sismicolinguístico derrubou o poder instalado da lógica gramatical e instaurou uma nova ordem semântica: o cego, cuja definição tem tudo a ver com a vista e a visão, passou a ser “invisual”, ou seja, «não referente à vista ou à visão».

Diz o Professor Fernando Venâncio que «não são as línguas que evoluem, são os seus falantes que as modificam». Tem razão. As línguas faladas sofrem a evolução que os seus falantes lhes conferem. Às vezes também sofrem tratos de polé. Esperemos não deparar, um dia destes, com uma nova mutação genética que faça dos surdos “inauditivos” e, de quem está privado de sensações gustativas, tácteis e olfactivas, respectivamente, ingustativos, intácteis e inolfactivos.

CREDO QUIA ABSURDUM - natureza e poder da religião, apetência pelo mito - uma visita guiada

Credo quia absurdum - capa 2022-09-07 002.jpg

A génese, a natureza e o poder da crença religiosa, mas também, numa perspectiva mais ampla, a apetência que o ser humano desde sempre manifestou pelo mito, bem como as implicações que as representações fantasiosas tiveram e têm na história da humanidade constituem o objecto central deste livro. Não se tratando de um trabalho académico nem de uma compilação de reflexões pessoais sobre a matéria em questão, ele configura-se como uma “visita guiada”: qual cicerone empenhado em chamar a atenção para a riqueza e diversidade de um qualquer património, o autor conduz o leitor ao encontro das obras de pensadores e de investigadores que se debruçaram sobre a temática, num périplo que vai das objurgatórias de Bakunine e Nietzsche às aturadas investigações de Marx, Engels, Freud, Eliade, Morin, Onfray, passando por Sartre, Bettelheim, Dawkins, Eagleton, Fukuyama, Harari e outros, o que significa que se trata de uma abordagem multidisciplinar (filosófica, psicológica, sociológica, económica, antropológica, psicanalítica), visando a compreensão do que está na origem do fenómeno e da sua universalização. Um capítulo sobre projectos tecnológicos e científicos em curso, particularmente no domínio da física e da medicina, e as extraordinárias perspectivas que se nos deparam, proporciona o confronto de um corpus de natureza essencialmente filosófica com dados experimentais, menos sujeitos à variabilidade especulativa própria das ciências humanas. Quer o conteúdo genericamente designado por “filosófico”, quer o de carácter científico-experimental são, finalmente, equacionados em termos de organização político-social, tendo como pano de fundo o futuro da humanidade e a grande interrogação sobre a viabilidade de uma sociedade adulta e harmoniosa.

Credo quia absurdum - natureza e poder da religião, apetência pelo mito - uma visita guiada | Livraria Atlântico (livrariaatlantico.com)